Eger

Nous nous sommes garés sur un parking gratuit juste à côté d’un établissement scolaire. C’est assez étrange d’entrebâiller les volets à 7h30 et d’apercevoir un groupe de jeunes entrain de fumer devant le portail à 2 mètres du camion, attendant le début des cours probablement ; alors que nous, nous sommes sur le point de s’habiller et de petit-déjeuner en observant tout ça depuis notre maison roulante ; d’ailleurs, ils ne doivent pas souvent voir ce type de véhicule garé ici car nous captons souvent des regards appuyés et curieux sur la plaque d’immatriculation « F » avec le signe « Corse » en plus.

Nous sommes à 15 minutes à pied du centre ville. Nous croisons sur notre chemin le minaret d’Eger, un des trois derniers encore debout en Hongrie, vestige de l’occupation ottomane. Il est 9h et sa visite n’ouvre que dans une heure donc on verra sur le retour si le cœur nous en dit toujours. Nous allons voir le Château de Dobo Istvan Varmuzeum. Nous avons une discussion un peu chaotique avec la caissière qui ne parle pas un mot d’anglais donc on se fait des vocaux Goggle Trad’ pour avoir des précisions sur les différents billets. Au départ, nous voulions surtout faire les souterrains (dixit La Carapate) mais pour y entrer, il fallait de toute façon prendre le full ticket, plus ajouter un billet supplémentaire d’une visite guidée uniquement en hongrois pour 13h. Nous prendrons finalement le ticket d’entrée classique avec un audio guide en français pour comprendre davantage les tenants et aboutissants de ce château et on laisse tomber les souterrains. Nous avions vu sur le site internet que les chiens étaient autorisés sur place et nous sommes tout contents de pouvoir emmener Lola avec nous tout au long de cette visite. Le site est plutôt vaste et on s’oriente au gré des numéros de l’audio qui nous narre la grande bataille de la Hongrie contre les ottomans de 1552. Ce château aurait repoussé l’ennemi après plus de 38 jours de siège à 2000 hongrois contre 30 fois plus d’ottomans et tout ça grâce au chef de guerre Dobo Istvan. Nous visitons ici, le bastion sud à oreillons en bois, là, la tombe d’un éminent écrivain ayant romancé l’histoire d’Istvan, ici, la statue de l’architecte du château, là, la vieille cathédrale, ici, la chambre des héros ou encore là, là et là les trois puits indispensables à la survie. Nous y passons près de deux heures : se fut très instructif. Sur le chemin du retour, nos ventres commencent à crier famine et nous nous offrons une petite douceur traditionnelle : le Kurtos. C’est un peu comme un gâteau à la broche de par chez nous mais en différent.

Nous revenons à notre Robert tranquillement pour manger un bout, toujours sous les regards amusés des étudiants qui sortent de leur pause déjeuner, avant de reprendre la route vers le Parc National de Hortobagyi. La route est sublime et nous passons à travers des paysages quasi désertiques, faits de pampa et de marécages. Des oies sauvages sont présentes en petit groupe et on en voit plusieurs s’envoler en « V ». Normalement, ça annonce l’hiver mais dans ce cas là, c’est déjà l’été ou une méga vague de froid est encore à prévoir ? Nous arrivons en début d’après-midi sur place et nous tombons sur le point info fermé : on voulait se renseigner pour notre journée de demain, préparer en avance les randos à faire, quoi voir car le parc a l’air gigantesque. Ça devra attendre demain mais au moins le mercredi, c’est ouvert (normalement). Sur notre balade du soir, nous repérons l’Hôpital des oiseaux que nous essaierons de visiter demain et on a la joie de voir de près un groupe de cigognes dont une perchée dans son nid : moment de silence et même Lola lève la tête et la truffe pour renifler de plus près « y aurait-y pas un genre de gros poulet à croquer par ici ?! » Une bien belle journée qui s’annonce, on a très hâte de gambader dans cette belle nature et la météo nous annonce un soleil flamboyant : tous les astres s’alignent !

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