Perinusa

Quelle nuit nous venons de passer ! Notre spot dodo de toute beauté un peu venteux hier soir s’est transformé en grosses rafales de vent et embruns comme pas possible. Dans le camion, tout résonne puissance dix et nous avions peur que le vent fasse décoller notre lanterneau. Nous étions comme bercé… plutôt ballotté par saccades : nous nous réveillions toutes les heures quasiment. A côté de nous, un camion allemand avec une famille de 4 à son bord s’est garé : on a trouvé notre futur maison roulante pour partir en Mongolie.

Comment dire que ce matin nous n’étions pas frais frais ; et vu que le temps ne s’améliore pas, ça sera donc une journée tâches ménagères en perspective.

Nous faisons un brave demi-tour de 20 minutes vers Split pour trouver (enfin!) un « gazier » (on appelle ça comme ça entre nous) qui peut nous remplir nos bouteilles française non standard en Croatie. Arrivée sur place 9h mais on doit attendre 13h pour la récupérer pleine donc ça enchaîne sur des courses dans un « mall of Split » genre de grande galerie avec supermarché (très pratique pour avoir des toilettes propres) suivi d’un arrêt à une laverie.

En camion, c’est vraiment la grande mission : le linge ! Et surtout le séchage qui prend une éternité (et accessoirement une petite fortune) pour avoir des vêtements quasi secs. Je me charge des va et vient vers la laverie pour remplir et transvaser tout ça pendant que Guillaume va récupérer notre gaz et reste au camion avec notre louloute pour cuisiner.

Garé sur un trottoir d’une route à quatre voies en plein centre avec des piétons qui nous regardent entre deux culottes mangeant du riz, poireaux, champignons : ça vaut le détoure.

Avec la fatigue, tout ce remue ménage nous prend un peu la tête et nous avons hâte de quitter la ville.

On reprend la route pour se poser à un super spot en bord de rivière avec enfin du calme et des promeneurs croates souriants : la nature nous va bien. Notre Lola retrouve également de l’énergie et on se fait une petite balade les pattes dans l’eau, bâton dans le bec.

Une petite heure avant le coucher du soleil. Je prend le temps de sortir mon carnet à dessins pendant que Guillaume essaie de mettre en marche le drone (de Céline et Pierre).

Cette fin de journée se fera au son de l’eau qui coule dans la rivière et on va très sûrement dormir comme des bienheureux.


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